Quelle différence entre retraite de base et retraite complémentaire

Que vous soyez fonctionnaire, salarié ou travailleur indépendant, il est obligatoire que vous cotisiez pour votre retraite. Pour cela, deux régimes différents de cotisations existent pour vous amener à préparer votre retraite comme il se doit. Découvrez ici quelques points distinctifs entre le régime de retraite de base et celui de retraite complémentaire.

La méthode de calcul des pensions de retraite

La retraite de base et la retraite complémentaire diffèrent premièrement par la méthode qui permet de calculer les pensions de retraite. Si le calcul est : fait sur la base des mêmes critères, les formules, quant à elles, sont spécifiques. Pour calculer la retraite de base, il faut multiplier le revenu annuel moyen par le taux de pension. Le tout est ensuite multiplié par la durée d’assurance ou par la durée d’assurance requise.

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Par contre, dans le cas de la retraite complémentaire, il faut utiliser le système des points. Vous aurez à multiplier le nombre de points accumulés pendant votre fonction par la valeur d’un point. Cette valeur varie en fonction du statut professionnel du travailleur. Elle évolue également en fonction de plusieurs autres facteurs propres à la situation de chaque assuré.

L’élément de base du calcul

Deuxièmement, il requiert de remarquer que l’élément de base du calcul de la retraite constitue une différence entre les deux régimes. La retraite complémentaire se calcule sur la base du système des points. Ces derniers s’accumulent en fonction du nombre de cotisations effectuées.

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En revanche, ce sont les trimestres qui sont : considérés quand il s’agit de la retraite de base. Le nombre d’années de travail sera alors : converti en trimestres. Cette valeur sera alors utilisée dans le calcul de la retraite de base. Ce qui voudra dire que plus le salarié fait d’années et plus sa pension sera élevée.

La catégorie socioprofessionnelle de la population couverte

Une autre différence notable est la catégorie socioprofessionnelle de la population que couvre le régime. Cela voudra dire qu’en fonction du type d’activité mené et de votre statut, vous serez couverte par un régime proportionnel. Le régime de base passe par la MSA, la CNAV ou encore la CARSAT pour couvrir les salariés de :

  • L’agriculture ;
  • L’industrie ;
  • Les commerces ;
  • Les agents non titulaires de l’état, et autres.

Quand il s’agit du régime complémentaire, ce sont l’AGIRC-ARRCO, la CRPN, l’IRCANTEC, la RAFP, etc. qui sont : utilisés. Ce régime prend surtout en compte les salariés d’une autre catégorie que celles listées déjà. Il s’agit par exemple des agents permanents de l’état et de certains travailleurs indépendants. Cette différence entre la retraite de base et la retraite complémentaire est rapidement notable pendant même les cotisations.

Les conditions d’attribution des deux types de retraite

En plus des différenciations susmentionnées, les deux types de retraite ont aussi divers critères d’attribution. En termes de retraite de la CNAV ou du RSI, le nombre minimum d’années cotisées est généralement fixé à 167 trimestres pour une pension complète. Les années étudiantes et les trimestres bonifiés dus aux enfants sont compris dans ce total. Il y a toutefois un âge minimal requis pour bénéficier de la pension au taux maximal qui est actuellement fixé à 62 ans.

Le régime général prévoit aussi d’autres conditions telles que l’état physique et mental du demandeur en raison des maladies professionnelles liées à son activité professionnelle ou encore l’existence éventuelle d’un handicap. Vous devez savoir que lorsque vous atteignez le seuil de liquidation automatique (âge légal, durée minimale), vous pouvez décider soit de liquider vos droits immédiatement avec une réduction temporaire appliquée sur votre pension pendant trois ans, soit d’attendre un peu avant toute demande afin d’avoir une meilleure rémunération.

Dans le cas spécifique des régimes complémentaires comme celui géré par AGIRC-ARRCO ou Ircantec, les critères diffèrent selon vos caractéristiques personnelles en fonction notamment du statut professionnel ainsi que du nombre annuel d’heures acquises chaque année. Lorsque ces derniers seront suffisants pour prétendre à une retraite complémentaire sans minoration ni coefficient correctif temporairement applicable dès lors qu’un paiement anticipatif sera effectué.

Vous devez vous assurer que les critères d’éligibilité pour la pension de retraite que vous souhaitez obtenir sont bien remplis en amont et cela afin d’éviter toute demande refusée ou des délais inutiles dans le traitement du dossier.

Les impacts des réformes des régimes de retraite sur les deux types de pensions

Les régimes de retraite ont fait l’objet de plusieurs réformes ces dernières années. Les impacts de ces réformes diffèrent selon le type de pension auquel vous avez souscrit.

En ce qui concerne la retraite de la CNAV ou du RSI, les changements majeurs apportés par les réformes portent sur l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite et le taux plein. Actuellement, cet âge est fixé à 62 ans pour obtenir une pension complète sans décote. Toutefois, dans le cadre des prochaines réformes prévues en 2021, cet âge sera progressivement relevé jusqu’à atteindre un seuil maximal de 64 ans en 2027.

Côté pension complémentaire AGIRC-ARRCO ou Ircantec, les impacts des différentes modifications législatives concernent aussi l’âge d’accès au taux maximum et son coefficient correctif temporaire, mais aussi les modalités d’acquisition annuelle du nombre total d’heures validées nécessaires pour prétendre à une pension complémentaire intégrale.

Il faut prendre en compte leur impact potentiel lorsqu’il s’agit notamment de planifier sa future vie professionnelle ou encore ses projets personnels plus largement.

Il n’y a pas vraiment de différences entre la retraite de base et celle qui est complémentaire mis à part quelques critères tels que l’âge minimal requis ainsi que le nombre minimum d’années cotisées. Il faut comprendre l’architecture du système des retraites en France. La prudence doit donc être de mise lorsqu’il s’agit d’envisager sa future vie professionnelle et personnelle.

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