Fête des grands-parents : date de célébration et origine de cette tradition

3,7 millions de grands-mères en France, et pas une seule mention sur le calendrier officiel. Pourtant, chaque année, le premier dimanche de mars, les petits-enfants préparent dessins, bouquets ou appels vidéo. La fête des grands-mères s’est taillée une place à part, bien réelle, dans les cœurs comme dans les familles, même si ses racines n’ont rien de traditionnel.

Au fil du temps, cette journée s’est installée, prenant de l’ampleur à mesure que les générations l’ont intégrée à leurs propres habitudes. Loin d’être figée, elle s’adapte selon les régions, les familles, voire selon l’inspiration de l’année. Les retrouvailles font école chez certains, d’autres privilégient un appel ou une petite attention ; mais chaque fois, on retrouve la volonté commune de montrer à ces femmes solides combien elles comptent dans la vie de tous les jours.

La fête des grands-mères : une tradition récente devenue incontournable

On l’oublie : la fête des grands-mères existe depuis 1987. Son origine ? Une idée soufflée par la marque Café Grand’Mère, fondée par René et Lucette Monnier, avec un objectif plus commercial que traditionnel. Après le rachat par Kraft Jacobs Suchard, le concept prend de l’ampleur, jusqu’à s’ancrer dans la culture populaire. Peu à peu, la fête quitte la seule sphère publicitaire pour devenir un rendez-vous familial attendu.

Derrière ses débuts opportunistes, une évidence s’impose : mettre en valeur le rôle discret et décisif des grands-mères. Présentes, généreuses, elles portent l’équilibre du foyer. Mémoire vivante, soutien irremplaçable, elles maintiennent un lien unique entre générations. Cette journée permet de reconnaître leur influence, en refusant de les cantonner dans des stéréotypes poussiéreux.

La transmission, véritable boussole familiale, s’invite au centre de cette fête. Entre souvenirs partagés et histoires transmises, elles nourrissent l’identité familiale et offrent un socle solide, notamment pour les plus jeunes. Leur rôle évite l’isolement et tisse des liens qui font tenir l’ensemble.

Désormais, la fête des grands-mères symbolise bien plus qu’une simple date : c’est un point de repère. On partage, on remercie, on prend conscience que la solidarité familiale se construit au fil des petites attentions, célébrant ces femmes attachées à faire perdurer l’ambiance et l’unité du foyer.

Pourquoi la date change-t-elle chaque année ?

Pas de date unique pour la fête des grands-parents. En France, la fête des grands-mères se glisse le premier dimanche de mars, alors que les grands-pères sont fêtés le premier dimanche d’octobre. Ce choix de dates mobiles s’inscrit dans la volonté de détacher la journée des autres célébrations et de favoriser la disponibilité familiale.

Ce type de calendrier, inspiré de celui de la fête des mères ou des pères, poursuit un but clair :

  • Faciliter les retrouvailles familiales, en écartant les chevauchements avec d’autres festivités.

Dans d’autres pays pourtant, les habitudes diffèrent. En voici quelques exemples pour mesurer la diversité de ces traditions :

  • En Pologne, la fête tombe le 21 janvier.
  • Au Brésil ou en Espagne, c’est le 26 juillet, lors de la fête de sainte Anne et saint Joachim.
  • Aux États-Unis, la Grandparents Day est célébrée le premier dimanche de septembre.
  • En Italie, la tradition veut que ce soit le 2 octobre.
  • Au Japon, la journée dédiée aux aînés a lieu le troisième lundi de septembre.

Partout, chaque pays fixe son repère selon son histoire, sa culture ou ses valeurs. Le message, lui, reste inchangé : reconnaître la présence précieuse des aînés, renforcer le lien entre générations et donner de la visibilité à l’entraide familiale.

Origines et évolution de la célébration en France

Pas d’ancienne coutume enracinée : la fête des grands-mères voit le jour en 1987, créée par la marque Café Grand’Mère grâce à René et Lucette Monnier, puis dynamisée par Kraft Jacobs Suchard. À l’origine, il s’agissait de valoriser l’image de la grand-mère dans la vie des familles. Mais le concept dépasse la publicité, pour finalement s’imposer le premier dimanche de mars.

L’initiative commerciale n’a pas freiné l’appropriation de la fête : écoles, associations, médias s’en sont saisis. Aujourd’hui, son sens s’est élargi : célébrer un rôle social et affectif, souligner l’importance de la transmission et du soutien, rappeler la place unique des grands-mères dans la famille.

Plus récemment, la fête des grands-pères est apparue, en 2008, portée par Franck Izquierdo. Elle se veut un prolongement naturel : saluer tous les grands-parents, raffermir les liens familiaux, souligner l’importance de la transmission et lutter contre l’isolement. La célébration s’adapte ainsi aux évolutions de la société en affirmant que chaque génération a sa part dans l’histoire commune.

Grand-père et petit garçon sur un banc en automne

Des idées simples et chaleureuses pour faire plaisir à sa grand-mère

Le premier dimanche de mars invite à multiplier les gestes d’affection. Certaines attentions traversent le temps : le bouquet de fleurs, par exemple, symbolise à la fois la douceur du printemps et celle des retrouvailles. Jonquilles, tulipes, jacinthes, renoncules, toutes les variétés s’invitent à la fête et les fleuristes rivalisent d’imagination pour marquer l’instant.

Parmi les gestes qui restent en mémoire, le cadeau personnalisé tient la corde. Un album photo qui retrace les instants précieux, une carte décorée par les petits-enfants, une création maison… Chaque détail témoigne d’un attachement sincère. Les boutiques fourmillent d’idées : mugs, coussins, cadres sur mesure. La spontanéité familiale, pourtant, reste la plus belle des manières de dire sa reconnaissance.

Mais rien ne vaut les moments partagés. Un déjeuner, une escapade, une visite improvisée suffisent à rappeler la force du lien entre générations. Ces échanges nourrissent la transmission et renforcent l’harmonie familiale. Souvent, quelques mots d’affection ou des rires complices laissent une empreinte plus durable qu’un présent matériel.

De nombreuses enseignes voient là l’occasion d’encourager le geste floral et proposent des arrangements adaptés ou des conseils pour confectionner le bouquet idéal. Au fond, l’authenticité prime : la douce attention d’une carte ou la chaleur d’un sourire marquent parfois bien plus que le cadeau le plus élaboré. Pour beaucoup de grands-mères, c’est tout le sens de la journée.

Quand arrive le premier dimanche de mars, ce sont surtout des souvenirs qui ressortent des tiroirs, des éclats de rire et une vague de gratitude qui traverse les générations. Ce jour-là, la famille se rassemble et, le temps d’une parenthèse, on n’oublie pas de dire merci à celles qui veillent, de près ou de loin.

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